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FAIRE SON DEUIL : COMMENT AI-JE VECU LA DISPARITION DE NOUMAÏ ?

August 31, 2018

Coucou les Chamis,

J'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bel été et surtout que vos chamours n'ont pas trop souffert de la chaleur :)

 

Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous la manière dont j'ai fait le deuil de Noumaï.

On parle rarement de la perte de nos animaux et pourtant cela fait partie de leur vie, de nos vies. Ils nous laissent un vide immense et nous devons passer par plusieurs phases pour "accepter" et reprendre le cours de notre vie en gardant un souvenir doux, paisible et serein de leur passage.

 

J'ai souvent pensé à vous écrire un article à ce sujet mais je sentais que je n'avais pas encore complètement fait mon deuil. La question est : est-ce que l'on y arrive réellement un jour ? Je pense que oui ou du moins, on l'accepte plus "facilement", on voit la vie autrement.

Je choisis de partager mon expérience aujourd'hui car cela fait un an que Noumaï est (était) arrivé à la maison. Arrivé début août 2017, il a rejoint les étoiles en janvier 2018.

 

Parfois, les Hommes qui n'ont pas connu un animal dont ils étaient très proches ne réalisent pas la douleur que peut représenter cette perte et pensent que nous exagérons cette douleur. Et pourtant, un "animal" est un membre à part de notre famille. On vit avec lui H24, 7 jours sur 7. Généralement, il arrive dans notre vie lorsqu'il est bébé ; on l'éduque, le regarde grandir, s'épanouir, des routines s'installent, tout comme une complicité et sans nous en apercevoir, il fait complètement partie de notre quotidien et de notre vie.

 

Perdre un "animal", c'est perdre un être cher.

Je ne vais pas vous expliquer comment faire le deuil de votre compagnon car c'est une épreuve très personnelle. Je vais plutôt vous expliquer quelles sont les phases par lesquelles je suis passée pour "accepter" la perte de mon Babychou, ce petit chat que j'aimais... à la folie, mon Monsieur Fluffy. <3  Cet article n'est pas non plus écrit pour vous déprimer :) Mais tout simplement pour vous expliquer comment j'ai vécu cette première partie de l'année.

 

Les 5 phases que je vais vous décrire sont mon expérience, ma manière d'avoir vécu la perte de Noumaï. J'ai, toujours, toujours reçu énormément de soutien de votre part et de petits mots pour lui, aujourd'hui encore et ça m'a toujours extrêmement touchée, je tenais à vous le dire, et à vous en remercier.

 

Phase 1 : le choc

Lorsque la vétérinaire m'a appris le décès de Noumaï, je me souviens avoir fait un pas en arrière, comme si je rejetai complètement la nouvelle, cette réalité qui bouleversait en une fraction de seconde ma vie. Je crois que je me souviendrais toute ma vie de cette scène. Je me souviens être sortie de la clinique, être entrée dans ma voiture et avoir appelé mes proches, expliqué la nouvelle mais sans en prendre conscience. J'ai pleuré, mais pas énormément. J'étais sonnée, je ne comprenais pas. En rentrant chez moi, je ne le voyais pas mais c'était comme si je savais qu'il était là et qu'il dormait dans un petit coin bien à lui. Pour moi, c'était tout simplement un cauchemar éveillé que je ne réalisais pas. Le réaliser aurait été l'accepter et je n'étais pas encore prête. 

Ce même jour, j'ai contacté son éleveuse. Je tenais à l'informer le plus vite possible. Je me suis mise à sa place et j'aurais aimé que mon adoptante me le dise de suite. Le lui dire m'a permis de commencer à réaliser ce qu'il venait de se passer mais sans plus. Cette journée-là, c'était comme si le temps s'était arrêté.

 

Phase 2 : l'absence

Vous le voyiez chaque jour sur mes réseaux sociaux... Je vous montrais ses routines, comme celle du tapis de bain chaque matin pendant ma douche. C'est à partir du manque de ces petits moments-là que j'ai commencé à réaliser son absence. Lui qui venait en marchant doucement comme un petit Prince, avec sa bouille d'ange, ses petits plumeaux dans les oreilles, me réclamer un peu de pâtée en "essayant de miauler" car il avait une très très petite voix qui me faisait toujours complètement craquer. Il s'allongeait sur mes pieds... Beaucoup, beaucoup de routines qu'il avait créées, celles qu'il avait instaurées et dont je ne pouvais plus me passer <3 

 

Phase 3 : la tristesse 

Dans les mêmes temps, avait lieu le Salon du Chien et du Chat à Porte de Versailles. Un événement car c'était ce week-end-là que sortait le premier numéro du magazine Cats Revelation dans lequel les pages Shopping étaient dédiées à Cat Britivana. Des pages Shopping avec des photos de... mon Noumaï. Et... j'ai craqué, j'ai pleuré. J'ai commencé à réaliser. 

Lors du Salon, je faisais bonne figure car je ne vous avais toujours pas annoncé sa disparition. Je ne savais pas comment le faire, d'autant plus que j'avais énormément de mal à le réaliser. Vous annoncer quelque chose que je ne réalisais pas m'aurait complètement dépassée. 

En rentrant du Salon, j'étais fatiguée. Pas physiquement mais moralement. Je me souviens m'être légèrement cogné la main contre un meuble, et ce petit choc suffi pour me faire craquer et pleurer. J'ai pleuré très longtemps. J'évacuais toute la douleur que je retenais en moi depuis plusieurs jours et que je n'arrivais pas ou ne voulais pas exprimer. 

C'est alors que j'ai décidé, le lendemain matin de vous annoncer cette nouvelle... Et je ne m'attendais pas à recevoir autant de messages, de soutien, d'amour de votre part. Je crois que partager cette tristesse avec vous m'a énormément aidée à lâcher prise et à réaliser que mon Babychou avait distribué autant d'amour autour de lui, même à travers les écrans ! C'est fou comme un petit être peu distribuer autant de bonheur <3 

Savoir que Noumaï vous avait marqué pendant ces 5 mois m'a tellement touchée et mis du baume au coeur... je n'en reviens toujours pas et je suis très heureuse qu'il ait pu transmettre autant de bonheur et d'amour autour de lui.

Cette phase de tristesse s'est un peu mêlée à de la colère : pourquoi moi ? qu'ai-je fait de mal ? Tout un tas de questions nous passent par la tête. On se dit que des millions de chats vivent dehors, dans la rue, sans nourriture et vivent des années... Pourquoi mon Babychou était-il parti alors qu'il avait tout pour vivre longtemps et en bonne santé ?

Ce genre de questions m'a beaucoup traversé l'esprit mais pas longtemps car c'était beaucoup de pensées négatives, de l'énergie de perdue alors que j'avais simplement besoin de faire mon deuil et d'accepter ce qu'il se passait. 

On pourrait passer des heures à refaire le monde avec des SI. Mais c'était tout simplement la réalité et je devais l'accepter.

 

 

 

 

Phase 4 : l'acceptation

Il m'a fallu plusieurs semaines, plusieurs mois pour accepter la disparition de Noumaï. 

J'ai commencé à réaliser que j'acceptais son absence lorsque j'évoquais des souvenirs avec un petit sourire au coin des lèvres, sans pleurer. Un énorme pas de franchi. Regarder ses photos sans pleurer, ressasser les souvenirs avec cette vague de douceur qui m'envahissait : c'était ça l'effet Babychou. Du bonheur à l'état pur et c'est ce trésor qu'il m'a laissé, qu'il nous a laissé. 

Je trouvais la vie injuste : pourquoi m'enlever mon Noumaï alors qu'on est si bien ensemble ? Et petit à petit, je réalisais tout l'héritage de douceur, de patience, de recul sur la vie aussi, qu'il m'avait laissé : profiter de chaque petit instant de bonheur que la vie peut nous offrir.

Accepter que parfois, la vie nous retire quelque chose de précieux pour nous guider vers un autre destin. 

 

Phase 5 : la reconstruction

J'ai commencé ma "reconstruction" lorsque j'ai entamé la recherche de mon nouveau petit mâle reproducteur. 

En perdant Noumaï, j'ai mis ma chatterie en stand-by. J'avais prévu des mariages avec Minouche et Didine cette année. Je ne me voyais pas faire de saillies extérieures. J'ai préféré attendre. Attendre mon prochain petit mâle. L'élevage n'est pas mon travail à temps plein, c'est ma passion, mes chatons sont mes petits rayons de soleil et apportent tellement de bonheur aux familles que j'ai préféré attendre d'avoir mon nouveau mâle, comme un nouveau départ.

La reconstruction, c'est aussi chercher un mâle sans le comparer à Noumaï. Et je peux vous dire qu'il s'agit de l'une des parties les plus compliquées. Noumaï était -à mes yeux- parfait et unique. Comment trouver un autre "chéri" pour mes Princesses ? Comment le choisir sans faire une comparaison à chaque fois ? Dois-je choisir un mâle qui lui ressemble ou un tout autre type ? 

Un sacré dilemme que j'ai mis du temps à résoudre. Les mois ont porté leurs fruits et m'ont permis d'avancer, de me poser les bonnes questions et je sais désormais où me diriger. :)

 

 

Ma chatterie, c'est mon "distributeur de bonheur" comme j'aime l'appeler. Et j'avais besoin de cette année de césure pour faire mon deuil et repartir de plus belle. Britivana, c'est un rêve devenu réalité. J'ai vécu une épreuve que je ne pensais pas vivre avant un bon moment mais la vie en a décidé autrement et m'a indiqué un autre chemin à suivre.

 

Je vous suis tellement reconnaissante d'avoir été là pour moi, pour nous pendant ces derniers mois...

Je suis consciente que vous adorez voir mes petits chatons grandir et que cette année fût longue pour vous (pour moi aussi je vous l'assure). Je vous remercie énormément de m'être restés fidèles et je vous assure que je fais le maximum pour que l'aventure Britivana continue... il me tarde tellement de voir des bébés Britivana pointer, à nouveau, le bout de leur nez, si vous saviez... <3 

 

Je vous embrasse. <3

 

Charlène

 

 

 

 

 

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