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  • Charlène Gouëllo

Comment choisit-on notre métier ?

Dernière mise à jour : juil. 9

Choisissons-nous vraiment notre métier ou est-ce lui qui nous choisit au détour de rencontres et d'expériences ?

Je réalise que la vie est pleine de surprises et qu'il faut toujours s'écouter et se faire confiance.



Ces dix dernières années, le Digital est entré dans nos vies et a littéralement bouleversé nos habitudes et nos vies. Il a non seulement bouleversé notre façon de communiquer, de partager et d'explorer, mais il a bouleversé notre façon de travailler.


Je suis née en 1986. J'ai grandi SANS ordinateur. J'ai touché mon premier ordinateur en 4ème ou 3ème, un cours d'initiation au Collège. On était en demi groupes car il n'y avait pas assez d'ordinateurs dans la salle.

Ma maman était bien plus en avance que moi car elle "travaillait sur ordinateur" comme on disait à l'époque.

C'est elle qui m'a appris à cliquer ici et là, à positionner mes doigts sur les touches pour taper rapidement.

Bref, j'ai grandi sans ordinateur et nous avons eu notre premier PC à la maison lorsque j'étais au Lycée, en 1ère car j'avais des cours sur ordi. Internet faisait une entrée plutôt timide, j'avais le temps de me brosser les dents le temps de la connexion.


Mon métier, je le voyais TOUT sauf lié à l'ordinateur. Oui je trouvais les Apple transparents super beaux mais je ne me projetais pas plus que ça avec l'un d'entre eux alors qu'aujourd'hui, je suis accro à cette petite Pomme.



J'ai passé un Bac Technologie "STT" : "Sciences Technologiques et Tertiaires" option "ACC" : "Actions et Communications Commerciales". A la base, je voulais faire un Bac L. Mais lorsqu'en 2nde on m'a proposé de redoubler pour passer en L ou de passer directement en STT, j'ai validé la STT parce que je savais que mon avenir m'attendait APRES le Bac. Pour moi, le Bac n'était qu'une étape. Le Bac me donnait l'opportunité de faire ce que je voulais après, à la Fac.


Au départ, je voulais être Psychologue, puis Sociologue. J'ai fait une Licence en Sociologie qui m'a énormément plu, j'ai même envisagé un Master en Socio après ma L3 mais les grèves répétées à la Fac m'ont guidée vers un Master 1 dans une Ecole privée en Ressources Humaines. Grave erreur. Lorsque vous avez goûté à la Fac et que vous vous retrouvez du jour au lendemain dans une classe de 20 élèves avec des professeurs qui vous maternent, c'est très, très oppressant. En tout cas pour ma part. A la Fac, j'avais l'habitude de gérer mon temps, de travailler quand je le souhaitais et d'être performante. L'Université, c'est super si tu sais gérer ton temps, t'organiser et être autonome. Sinon oui, l'Ecole est davantage faite pour toi.


Peu à peu, j'étouffais dans cette Ecole RH à 6000 euros l'année. J'avais idéalisé le métier RH. Aider le personnel dans les entreprises à s'épanouir, c'était mon but. J'avais simplement oublié quelques détails : la compta, la gestion, les fiches de paie, le droit, etc.

Le jour où j'ai eu un vrai déclic, c'est lorsque j'ai rejoint l'une de mes meilleures amies à la Bibliothèque Universitaire. LE vrai déclic. "Qu'est-ce que je fais dans cette

école ?" La BU me manque trop, cette ambiance de recherches, de livres, de dossiers à créer me manquait terriblement. J'ai commencé l'Ecole de RH en septembre, j'ai terminé à la Toussaint. Je sentais que cette Ecole n'était pas faite pour moi et que ça ne servait à rien de perdre et mon temps et mon argent. Aucune raison d'insister quand vous sentez que vous vous trompez de voie.


Bien évidemment, les inscriptions à la Fac étaient closes depuis une semaine. Qu'est-ce que j'allais faire pendant 8 mois ?!

J'ai travaillé ! Le temps de trouver ma voie.

J'ai travaillé dans une crèche en section bébés puis j'ai travaillé en banque et assurances et je me suis inscrite en Master 1 pour devenir... Documentaliste !

J'avais trouvé ma voie.


J'ai ADORE le Master 1 et le Master 2. La Documentation, c'était vraiment ma passion, je me régalais en cours, je travaillais comme une acharnée, mes stages m'ont tellement plu aussi...

Je suis franchement super heureuse d'avoir pu valider des diplômes, des matières qui me passionnaient car je sais à quel point il est difficile d'être pleinement épanoui.


A 15 ans, comment peut-on vraiment savoir ce que l'on fera plus tard ?

Il ne faut pas oublier trois choses. Il y a :

- le métier que l'on souhaite faire

- le métier qui est fait pour nous

- le métier que l'on peut faire


J'étais donc destinée à travailler dans la Documentation, plutôt dans l'audiovisuel car j'avais adoré mon stage chez Direct 8 (C8 maintenant).


Mais c'est en 2011 que mes plans ont changé.



Pendant mes années Fac, vers 2006-2007, Facebook remplaçait peu à peu MSN et le Skyblog.

Tout le monde se demandait "en ami" sur Facebook. C'était lancé.


En Master 2, j'étais en stage comme Documentaliste - Iconographe chez Easyvoyage, comparateur de voyages sur Internet.

J'ai eu l'opportunité de prolonger mon stage en Marketing car ils avaient besoin d'une Documentaliste pour réaliser un thésaurus.

Je venais de faire un pas vers mon avenir, sans le savoir. Je réalisais que le web m'intéressait, je découvrais tous les leviers marketing. A la fin de mon stage, un poste en CDI m'a été proposé. Le job : Web analyst. Je vous le dis, je n'y connaissais absolument rien.

La petite Documentaliste plongée dans ses recherches mettait un pied dans le Web Marketing et je réalisais l'opportunité que l'on m'offrait. Chercher du travail dans ma branche ? (en espérant trouver d'ici 1 an) ou accepter ce challenge ? J'ai vraiment pris ça comme une opportunité. L'occasion de découvrir un deuxième métier.

Documentaliste, je le suis et je le serai toujours. Alors pourquoi ne pas tenter ma chance dans le Web Marketing ? Le terme Digital n'existait pas encore.

J'ai commencé mon post de Web Analyst avant même d'avoir rendu mon mémoire de M2.

Je ne savais pas ce qu'étaient un clic sortant, un CPA, un CPC, un ROI, un CTA, etc. J'ai tout appris sur le tas et j'ai trouvé ça tellement intéressant, un nouveau monde. Je réalise aujourd'hui la chance que j'ai eu. On m'a fait confiance.


En 2011-2012, je réalisais que Facebook s'invitait doucement mais sûrement au Marketing, un nouveau levier était créé : le SMO, "Social Media Optimization". Je commençais moi-même à m'intéresser à Facebook et Instagram car c'est à peu près au même moment que j'ai ouvert mes réseaux sociaux Britivana.

J'ai alors proposé mes services au SMO pendant mes temps libres (midi, soir et week-end) pour créer les comptes Pinterest et Tumblr. Je voulais avoir un pied dans ce service si une place se libérait un jour et bingo, c'est ce qu'il s'est passé 6 mois plus tard.


Tout est allé très vite.


J'ai rejoint le service et 6 mois plus tard, Easyvoyage a rejoint le groupe Webedia. Je suis passée Social Media Manager, j'étais la seule à gérer mon service avec deux stagiaires. J'ai monté la page Facebook de 60.000 fans à 1 million et j'ai compris l'importance de mon travail lorsque les commerciaux ont commencé à vendre des mises en avant sur mes réseaux.

Mon poste s'est développé parce que le marketing, la régie et la rédaction avaient besoin du Social Media pour avancer. J'ai alors fait pas mal de campagnes avec la newsletter, l'affiliation, les commerciaux et les journalistes pour la partie éditoriale. J'adorais ça, c'était hyper varié.

Ce métier, je me le suis approprié en apprenant sur le tas et je trouve ça tellement enrichissant. Aujourd'hui il existe carrément des écoles pour les métiers du Digital. Et nous, la Génération Y, nous avons tout appris sur le tas. C'est magique et je trouve que c'est la plus belle des récompenses.


Nous avons ce recul qui nous permet de connaître le "Avant" et le "Après" et je pense que c'est l'une de nos forces parce que nous connaissons le comportement des utilisateurs, nous savons de quelle façon ils ont évolué avec la naissance du Web et nous pouvons leur offrir ce qu'ils attendent. Ce recul et cet historique de la connaissance, c'est hyper précieux.


En parallèle de mon travail chez Easyvoyage, j'ai créé mon élevage de chats British Shorthair et Longhair, la "Chatterie Britivana" et c'est comme ça que mon nouveau travail s'est posé face à moi.


Quand j'ai atteint le million de fans sur la page Facebook d'Easyvoyage, j'ai voulu me challenger sur un nouveau projet et c'est alors que j'ai rejoint mon travail actuel, Familyvets Vétérinaires. Vous le savez, je suis une passionnée d'animaux.

- Familyvets Vétérinaires était en réalité la clinique vétérinaire chez qui j'allais pour mes chats et chatons ;) -


Familyvets est le premier groupe de cliniques vétérinaires a avoir créé un post dédié au Digital. Un véritable pari pour mon boss, comme pour moi. Quitter un travail dans lequel j'avais ma place, j'avais fait mes preuves, dans lequel j'étais confortable pour un challenge dans un domaine précurseur en la matière.

Je l'ai fait et je ne regrette absolument pas. Je m'éclate chaque jour dans ce que je fais.

J'apprends chaque jour aussi. Être entourée de Docteurs, c'est apprendre au quotidien sur la santé, les maladies, etc.

Mes journées ne se ressemblent pas et c'est ça aussi qui me plaît. On me fait confiance, je sais quels projets je souhaite mener pour développer notre visibilité.

Mon travail s'est développé au fil du temps et mes missions sont axées autour des réseaux sociaux, des projets vidéos, des partenariats, de la newsletter, du SEO, du SEA, etc.


Il y a 20 ans et même seulement 10 ans, je n'aurais JAMAIS imaginé travailler dans le Digital aujourd'hui.

Si je devais donner un conseil à la Charlène qui a 15 ans, je lui dirais : fais ce qu'il te plaît, ta voie se mettra sur ton chemin, ne t'inquiète pas.


Ne pas trouver sa voie au lycée, ce n'est pas grave, vraiment. Les conseillères d'orientation ont beau mettre les élèves dans des cases : "S = Ecole d'ingénieur ou médecine",

"L = Fac de philo", "STT = BTS vente", seuls nous, savons ce qui est fait pour nous.

J'ai fait un bac STT, une Licence en Sciences Humaines et Sociales, un Master en Documentation et aujourd'hui je travaille dans le Digital. Aucune conseillère d'orientation ne m'aurait prédit cet avenir. :)


Alors ne vous inquiétez pas. Faîtes ce qui vous plait, faîtes des rencontres, travaillez dur et vous verrez, votre métier croisera votre chemin, c'est certain.



Charlène

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